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Cosmoculture

Cosmoculture

Dans le sud de la France des vignerons utilisent l’énergie cosmique pour faire du vin.
Alain Viret est sourcier radiesthésiste.
Son fils Philippe est oenologue. A eux deux ils ont créé un concept basé sur des techniques ancestrales.
Ils utilisent la polarité de la Terre et les énergies cosmiques afin de faire un vin vierge de tout produit chimique.
Darina Al Joundi

Darina Al Joundi

Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter.

The Day Nina Simone Stopped Singing

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Le soir des funérailles de son pére, Noun coupe le son des psalmodies du Coran qui accompagnent obligatoirement cette cérémonie. L’acte provoque un grand scandale dans sa famille. Noun décide de s’enfermer à double tour avec son pére pour lui dire ce qu’elle a sur le coeur, lui rappeler toutes les leçons de libertés qu’il lui a donné. Noun est libre face à la mort, mais une simple porte la sépare d’un monde hostile.
Au fil des évocations, Noun quitte le paradis perdu de son adolescence, de ses révoltes pour se confronter à la fin à un monde, à une société qui interdit à la femme l’exercice de la parole, du réve et de la révolte.

The Day Nina Simone Stopped Singing
Raised on Baudelaire, A Clockwork Orange, and fine Bordeaux in 1970s Lebanon, Darina Al-Joundi was encouraged by her unconventional father to defy all taboos. As the bombs fell, she lived an adolescence of excess and transgression, defying death in nightclubs. The more oppressive the country became, the more drugs and anonymous sex she had, fueling the resentment by day of the same men who would spend the night with her. As the war dies down, she begins to incur the consequences of her lifestyle. On his deathbed, her father’s last wish is for his favorite song, “Sinnerman,” by Nina Simone, to be played at his funeral instead of the traditional suras of the Koran. When she does just that, the results are catastrophic.

In this dramatic true story, Darina Al-Joundi is defiantly passionate about living her life as a liberated woman, even if it means leaving everyone and everything behind.

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Enfant de toutes les guerres du Liban, Darina al Joundi a brûlé son enfance et sa jeunesse à Beyrouth, ville de tous les excès qui abuse de la mort comme de l’amour. Ville aussi de toutes les illusions, derrière ses façades réelles de liberté, de révolte, de fêtes et de beuveries, se cache une société conservatrice à l’affût du moindre écart de chaque individu.
Beyrouth est une ville de l’exhibition où l’on ne survit que si l’on se dérobe au regard des autres. Darina a traversé, à son corps défendant, les nuits de Beyrouth, elle a vécu de près et dans sa propre chair l’exclusion dont peut faire preuve cette société conservatrice et féodale qui n’hésite pas à exclure et à bannir quiconque enfreint l’espace du religieux. Surtout quand la liberté est prise par une femme, sachant que la femme reste une langue étrangère dans le monde arabe. Au Liban, on peut s’affranchir de tout sauf de Dieu. Darina al Joundi a fait cette expérience des limites.
Elle en ressort, brûlée mais libre, avec ce texte de feu et de folie.

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Extrait:

Le public entre dans la salle et s’installe. Pendant ce temps, une femme, Noun est assise sur le plateau et regarde les gens, manifestement heureuse et souriante de les voir. Quand chacun est installé, elle dit : Je ne vous attendais plus.
Long silence. Pendant le silence, la lumière de la salle s’éteint lentement. Noir salle.
Mon père est mort le jour où il a compris que je n’avais plus d’histoires à lui raconter….

Je suis devant sa dépouille. Il est nu, au milieu de la grande pièce, recouvert d’un simple linceul blanc. Allongé sur le dos, il a les mains croisées sur le sexe. Je le regarde, il a l’air tellement serein. C’est la première fois de ma vie où je le sens en paix. Je ne regrette pas sa mort. Je savais depuis longtemps qu’il allait mourir parce qu’on s’était tout dit. De la fenêtre ouverte, je vois les maisons de mon village, Arnoun, qu’on appelait Château de Beaufort. Les maisons bombardées fument encore. L’armée israélienne vient juste d’évacuer le Sud Liban après vingt ans d’occupation. Je vois les collines alentour, elles sont noires de monde. Les gens sont venus de Tyr, de Sidon, de Damas, d’Alep, de Beyrouth, d’Aman assister aux funérailles de mon père. Je lui caresse le visage, il a une peau de bébé, même pas froide. C’est le mois de janvier. Il pleut, je sens l’odeur de la pluie monter de la terre rouge du Sud Liban. Je vois, au loin, les plaines de la Galilée. Je vois, là-haut, la neige qui tombe lentement sur les sommets du mont Liban. La porte de la chambre s’ouvre, des femmes en noir surgissent. Elles pleurent, elles gémissent. Elles se jettent sur mon père. Elles lui embrassent le visage. Elles lui embrassent les mains. Elles lui embrassent les pieds avec une avidité! Je lui murmure à l’oreille :
– Salopard, tu n’en rates pas une.

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