Rroms, persécutés depuis 1000 ans.

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L’histoire de cette communauté est certainement particulière. Ce qui ne veut absolument pas dire que toutes les communautés présentes sur le sol français ont la même, loin de là. Ce qui ne veut pas non plus dire que d’autres communautés n’aient pas une histoire bien à eux, qui n’aurait peut-être pas été fidèlement retranscrite par les médias .

L’amalgame est-ce qu’il y a de plus dangereux. Comme, par exemple, l’amalgame des Rroms avec les gitans, les “romanichels” ou avec les sans-papiers roumains .

C’est un problème épineux.

Les Rroms viennent, en grande majorité, de Roumanie… et vivent comme des gitans. Mais, ce sont des Rroms….

Roms (Rroms) signifie “êtres humains” et a été adopté par l’IRU (Union Romani Internationale et les Nations Unies pour désigner un ensemble de populations dont les langues initiales sont originaires du nord-ouest du sous-continent indien.

Stephan a 39 ans. Il est le maire d’une communauté de ” Roms ” originaires d’Arad. Ils étaient en route vers l’Irlande, leur ” Eldorado “. Roms, persecuded for 1.000 yearsMais leurs bourses s’amenuisant,ils ont été contraints d’interrompre leur périple sur le sol français, patrie virtuelle des Droits de l’Homme. L’Homme a tous les droits… dés lors qu’il est blanc, qu’il a un travail honnête et qu’il vote dans le bon sens du poil… ce qui n’est malheureusement pas le cas des ” Roms “. Il faut dire qu’à l’époque de la rédaction de ces Droits ils n’avaient peut-être pas envisagé certains cas de figure.

Stephan et les siens pensaient trouver du travail en France, ne serait-ce que saisonnier, afin de poursuivre leur voyage…C’était sans compter avec un gouvernement qui ne leur accorde même pas le «

loisir » de mendier. « C’est une race de voleurs “ d’après certains. Peut-être. Sûrement, même. Mais il suffit de regarder certains membres de certains gouvernements pour se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans ce cas. La petite différence, c’est qu’on ne leur a peut-être pas laissé le choix.

Sans papiers, sans argent, ils

se retrouvent coincés dans des camps sordides, sans hygiène, sans chauffage… La municipalité leur a demandé de détruire le bidonville. Ils vont leur donner des tentes… plus sécurisantes.  Certains l’ont fait puis ont demandé quand, au juste, arriveraient les tentes? Quelles tentes?  Et puis dormir dehors, l’hiver, c’est vivifiant. Surtout pour les enfants.

De temps en temps, les membres de leur communauté qui ont réussi à rallier l’Irlande leur donnent des nouvelles… Des nouvelles du Paradis.

Depuis que ce reportage a été effectué, la communauté entière a été arrêtée. Ils ont été expulsés vers la Roumanie. Les hommes sont en prison, les femmes et les enfants… on ne sait pas. Renvoyés dans un état à la limite du totalitarisme par un autre qui prône les droits de l’Homme.

 (Bony for Maya-Press)

Paris 2001.

L’hypothèse sur laquelle s’accordent les ethnologues est que, dans l’Inde brahmanique, les bûcherons, bouchers, équarrisseurs,  tanneurs,  fossoyeurs,  éboueurs,  chiffonniers,  ferronniers, mercenaires  et les saltimbanques exerçaient des métiers nécessaires à la communauté, mais considérés comme impurs. Ils n’avaient pas le droit d’être sédentaires et étaient hors-caste , comme ceux que l’on désigne aujourd’hui comme intouchables.

En Inde, où ils sont connus sous les noms de Doms, Lôms ou Hanabadoches , les ancêtres des Roms étaient des groupes sociaux/professionnels plutôt qu’ethniques. Leurs origines étaient géographiquement et socialement multiples, et leurs groupes très perméables. Tout enfant issu d’une union non-autorisée, un proscrit pour quelque raison que ce soit, étaient aussi « impurs » qu’eux et pouvaient donc les rejoindre.
Ils furent persécutés et se dispersèrent partout dans le monde.
Présents sur le sol européen dés le Moyen Age, on parle alors d’escamoteurs qui amusaient les seigneurs féodaux, de danseurs habillés en costumes brillants, aimés des aristocrates et détestés des citoyens honorables. On pouvait facilement confondre les Roms avec des bandes vagabondes des “artistes”. Au XIVe siècle ces communautés se déplaçaient déjà souvent. Ils différaient des autres par la couleur foncée de leur peau, leur façon de s’habiller, leur mode de vie ainsi que leur langue incompréhensible et leur tempérament et surtout l’absence totale de volonté à se soumettre à la pression de la population majoritaire.
Les Roms ont  quitté le nord de l’Inde autour de 1000 ap. J.-C., et avoir traversé ce qui est maintenant l’Afghanistan, l’Iran, l’Arménie, une grande partie du Caucase et la Turquie.
En Inde, où ils sont connus sous les noms de Doms, Lôms ou Hanabadoches , les ancêtres des Roms étaient des groupes sociaux/professionnels plutôt qu’ethniques. Leurs origines étaient géographiquement et socialement multiples, et leurs groupes très perméables. Tout enfant issu d’une union non-autorisée, un proscrit pour quelque raison que ce soit, étaient aussi « impurs » qu’eux et pouvaient donc les rejoindre.

Geneve, Aout 2010.

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